
Je suis issu d’une formation en école de commerce, et très tôt je me suis orienté vers le commerce à l’international. J’ai rapidement cherché à mettre mes compétences commerciales au service du développement d’entreprises, notamment dans des contextes internationaux où l’adaptation et la compréhension des marchés locaux sont essentielles.
Avant de rejoindre Edard, j’ai principalement évolué dans des entreprises familiales, plutôt de niches techniques. Des structures à taille humaine, avec une vision à long terme, ce qui correspond à ma manière d’envisager le développement et la stratégie d’entreprise.

Je dirais avant tout : son caractère historique. Edard possède une authenticité forte et un produit unique. Le bouchon mécanique fait partie de l’imaginaire collectif, tout en ayant aujourd’hui des usages très contemporains. Cette combinaison entre tradition et modernité est particulièrement stimulante.
Il y a aussi l’ADN de l’entreprise. C’est une société familiale, détenue depuis plus de vingt ans par la même famille, avec des valeurs solides et une vision à long terme. J’ai aujourd’hui la chance d’en assurer la direction avec une grande autonomie. Cette responsabilité et cette confiance représentent un challenge extrêmement motivant.
Par ailleurs, Edard évolue sur un marché de niche avec de nombreux défis. L’entreprise a un fort potentiel, mais elle doit se transformer pour le révéler pleinement. C’est cette dynamique de transformation qui m’a convaincu de rejoindre le projet.
Ce qui rend notre bouchon unique, c’est d’abord sa capacité à remplir parfaitement sa fonction. Il « fait le job ». Sur le plan fonctionnel, il est totalement étanche, fiable et durable. Il peut être utilisé une fois, dix fois, cent fois, tout en conservant les mêmes performances techniques, quel que soit le contenu de la bouteille.
Ensuite, il possède une dimension inspirante et différenciante. Le bouchon est un véritable atout pour nos clients : il contribue à valoriser leur produit, à renforcer leur image de marque et à se distinguer sur leur marché. Ce n’est pas seulement un élément technique, c’est aussi un levier de notoriété et de développement commercial.
Enfin, il s’inscrit pleinement dans une logique de durabilité. Grâce à sa conception, il accompagne la réutilisation des bouteilles : il se lave avec elles et reste solidaire du contenant. Cette dimension responsable fait partie intégrante de notre contribution environnementale.
En résumé, notre bouchon est à la fois performant, différenciant et durable — c’est cette combinaison qui fait toute sa singularité.

Le secteur de la boisson est en pleine mutation. Nous assistons à une transformation profonde des habitudes de consommation, accélérée par la crise du pouvoir d’achat et les changements post-Covid. Le marché, qui était historiquement structuré autour d’un important « middle market », est aujourd’hui en train de se polariser.
D’un côté, on observe une montée en puissance de l’entrée de gamme et des marques de distributeurs, où le critère principal devient le prix. De l’autre, un segment premium et différenciant se développe fortement : bières artisanales, spiritueux haut de gamme, boissons innovantes, produits liés au bien-être ou prêts à consommer. Les consommateurs recherchent soit le prix le plus bas, soit une forte valeur ajoutée et une expérience distinctive.
Cette évolution met sous pression les acteurs traditionnels, qui peinent parfois à se repositionner. Les grandes marques historiques ont une puissance industrielle considérable, mais leur crédibilité peut être mise à l’épreuve lorsqu’elles tentent de se repositionner sur des segments plus artisanaux ou différenciants. À l’inverse, de nouveaux entrants plus agiles gagnent en légitimité sur ces marchés à forte valeur ajoutée.
Pour Edard, ces transformations représentent à la fois un risque et une opportunité. Lorsque la pression sur les coûts devient trop forte, le bouchon mécanique peut être perçu comme un poste de dépense à réduire. Mais à l’inverse, dans les segments premium ou différenciants, il devient un véritable levier de valeur et d’image.
Nos défis sont donc clairs :
Notre première responsabilité est de faire en sorte que notre produit soit un véritable levier de circularité pour nos clients. Le bouchon mécanique est, par nature, particulièrement adapté aux modèles de réutilisation : il est solidaire de la bouteille, lavable et conçu pour durer. Il peut accompagner toute la vie du contenant, ce qui en fait une solution à la fois écologique et économiquement pertinente.
Mais pour que cette solution s’impose, elle doit être comprise et intégrée dans des écosystèmes complexes. Les modèles de réemploi diffèrent selon les pays et impliquent de nombreux acteurs : producteurs, distributeurs, laveurs, logisticiens, réseaux spécialisés, pouvoirs publics… Notre rôle est donc d’être proactifs, d’aller à la rencontre de ces acteurs, de comprendre les systèmes en place et de démontrer la pertinence du bouchon mécanique dans ces nouvelles chaînes de valeur.
La réutilisation du verre est aujourd’hui soutenue par des dynamiques de marché et par les pouvoirs publics, qui cherchent à favoriser le passage à l’échelle. Nous devons être présents à chaque maillon de cette chaîne pour accompagner cette transition et faire connaître notre solution.
Le deuxième axe concerne notre propre impact. Même si notre process industriel est relativement peu énergivore, nous avons engagé une démarche RSE structurée. Nous travaillons notamment sur notre bilan carbone, avec une phase de collecte de données en cours, afin de définir un plan d’amélioration concret. Des actions ont déjà été mises en place, comme l’installation de panneaux photovoltaïques et l’amélioration de l’isolation de nos bâtiments.
Au-delà de l’environnement, notre démarche RSE intègre également la transparence financière, la qualité de vie au travail, le développement des collaborateurs et l’égalité des chances.
En résumé, notre approche repose sur deux piliers complémentaires : proposer une solution intrinsèquement circulaire à nos clients et réduire continuellement notre propre empreinte, dans le cadre d’un plan global de responsabilité et de pérennité.

J’ai toujours été convaincu qu’une entreprise est avant tout une aventure humaine. On ne vient pas simplement au travail pour “faire un job”, mais pour vivre une expérience collective autour d’un projet commun. La richesse d’une équipe réside dans la diversité des tempéraments, des personnalités et des talents, et ainsi dans la capacité à faire fonctionner cet ensemble vers un objectif partagé.
Pour moi, chaque collaborateur doit pouvoir se reconnaître dans la vision de l’entreprise. Mon rôle, en tant que dirigeant, est d’identifier les talents, parfois même de les révéler, et de créer les conditions pour qu’ils puissent s’exprimer pleinement dans le cadre du projet collectif. Quand on parvient à aligner ce que quelqu’un sait faire, ce qu’il aime faire et ce dont l’entreprise a besoin, on obtient un engagement très fort et une véritable satisfaction au travail.
Chez Edard, nous avons la chance de compter sur des collaborateurs extrêmement experts et engagés. Beaucoup sont présents depuis longtemps et maîtrisent un savoir-faire très spécifique, parfois unique. Nos machines, par exemple, ont été développées sur mesure avec nos partenaires ; leur fonctionnement et leur maintenance reposent sur une expertise interne rare.
Cette combinaison d’expérience, d’engagement et de technicité crée une relation particulière avec l’outil industriel et avec l’entreprise elle-même. C’est cette dimension humaine, profondément ancrée dans le savoir-faire, qui rend nos équipes essentielles à mes yeux.

Notre participation récente au salon CiderCon, le rendez-vous incontournable des professionnels du cidre. Nous y présentions notre dernière innovation : un nouveau clip associé à notre bouchon, que nous avions développé et industrialisé avec nos équipes.
Ce qui a été particulièrement marquant, c’est la réaction des visiteurs. Des clients potentiels, qui ne nous connaissaient pas forcément, sont venus spontanément nous dire à quel point notre innovation répondait exactement à leurs besoins. Certains nous expliquaient déjà comment ils allaient l’utiliser, comment ils allaient le proposer à leurs propres clients, ou encore comment ce nouveau produit pourrait les aider à se différencier !
Ce qui était frappant, c’est qu’ils décrivaient eux-mêmes les cas d’usage, parfois au-delà de ce que nous avions imaginé. Cela signifie que nous avons visé juste : nous avons anticipé un besoin réel du marché. C’est la preuve concrète que le travail collectif, la mise en commun des talents, des idées et des expertises en interne permettent à Edard d'innover et de répondre aux besoins de ses (futurs) clients.
Ce moment a été une grande fierté. Parce qu’au-delà de la performance commerciale, on se rend compte concrètement que l’on aide nos clients à se développer, à se différencier et, dans notre cas, à intégrer une dimension plus durable dans leur activité.

